Camille, ex-mannequin, blonde et enquêtrice : bien se connaître pour une plus jolie peau

Ex-mannequin, professionnelle du digital et enquêtrice à ses heures, Camille tient un blog éclectique qui fait passer en deux clics d’une discussion sur l’acné à la traque d’un véritable tueur en série. Elle nous parle du métier et de ses découvertes pour la peau.

A l’époque jeune mannequin, tu as lancé un blog en 2009 pour parler de ce métier, de beauté et d’autres sujets. Qu’est-ce qui t’a motivée à en parler ?

J’ai eu envie de décrire de façon humoristique (et un peu cynique) l’envers du décor du mannequinat. Je voulais montrer que cet univers n’est pas que « strass et paillettes » comme beaucoup peuvent le penser. J’avais envie d’humour noir surtout et d’auto-dérision. C’est ma marque de fabrique dans ce blog Camille G.

Les photos, les défilés imposent aux jeunes femmes une certaine pression. Que ressentais-tu par rapport à ton poids, au physique qui doit toujours être impeccable ? Est-ce que le mannequinat a changé ton rapport au corps ?

A l’époque, je n’avais pas encore d’acné, mais je faisais très attention à ce que je mettais sur ma peau, aux produits visage que j’utilisais même si je ne me suis jamais beaucoup maquillée. J’ai toujours mis très peu de fond de teint, juste un peu de mascara la plupart du temps. Donc au quotidien, ma peau respirait : je ne mettais quasiment rien.

Pour les soins du visage, je faisais des masques régulièrement. Je faisais aussi attention à mes mains, mes ongles, à l’épilation. Mais sinon, à part ça, je ne me mettais pas la pression. J’étais assez nature, finalement.

Et par rapport à l’alimentation, à la silhouette ?

Ce métier te fait entrer dans un cercle vicieux où si tu manges déjà peu, tu mangeras encore moins ! Jusqu’au jour où tu te rends compte que tu tombes à moitié par terre. Un déclic a eu lieu alors que j’entrais dans le monde du travail à la fin de mes études. J’en avais marre d’être considéré comme un bout de viande avec le mannequinat. J’avais besoin de davantage de considération.

J’étais très mince, je faisais 52 kilos pour 1m76… mais ce n’était pas suffisant. On me demandait de faire 48 kilos ! Je n’en pouvais plus et je perdais mes cheveux. De plus en plus de cheveux. C’était très fatiguant, et même humiliant dans un sens. Quand on est mannequin, il faut tout le temps faire attention à ce qu’on mange. On te trouve toujours trop grosse !

En fait, sur le plan physique, il y aura toujours un truc qui n’ira pas. A tel point que des amies du métier me disent parfois « Je ne me suis jamais sentie aussi moche qu’en étant mannequin ». C’est contradictoire, parce que tu es censée être mignonne, quand même !

Du coup, cela t’amène à voir ton corps différemment ?

Complètement. Il change le rapport à soi et au corps. Personnellement, j’en suis à un point où prendre 500 grammes, c’est la fin du monde. Même si je suis mince. Tu es toujours dans le contrôle. Je sais que je garderai cet état d’esprit à vie, c’est dans ma nature. J’ai toujours été quelqu’un qui vit dans le contrôle, qui aime maîtriser les choses. Donc je fais attention à mon poids. Je n’en fais pas une obsession non plus, ce n’est pas au point de me peser tous les jours. Mais tout de même. Si je vois que la courbe monte, je vais réagir et tout de suite faire attention à mon alimentation.

Tu évoques l’idée de rééquilibrage alimentaire sur ton blog. La nutrition est importante, selon toi ?

Oui. Quand tu es toute seule chez toi, quand tu travailles à distance, tu finis par faire un peu n’importe quoi (ndr : la crise sanitaire a d’ailleurs amené beaucoup de monde à revoir son alimentation avec le télétravail). Même si je connaissais les bases de l’alimentation, je me suis faite accompagner par une professionnelle, pour voir comment prendre du plaisir à manger chez soi seul. C’est aussi une source de motivation. Ma nutritionniste m’a aidée pour mieux comprendre les proportions, les aliments essentiels, le rôle des vitamines…

L’alimentation a un impact sur l’acné, sujet dont tu parles beaucoup sur ton blog. Quelles solutions as-tu cherché quand ce problème de peau t’a touchée ?

A titre personnel, je sais pourquoi j’ai de l’acné. Je sais pourquoi mes boutons sont là et comment faire en sorte de ne plus en avoir. Je me connais parce que j’ai testé des choses et observé comment mon corps fonctionnait. Aujourd’hui, parce que j’ai surveillé mon alimentation, je sais que je ne peux pas manger tout ce que je veux. Par exemple, si je force sur le fromage, sur les produits laitiers, je vais avoir des boutons, en plus de problèmes de digestion. Pareil pour le sucre ou le chocolat. Je ne tolère pas bien ces produits.

Exact, chacun peut observer l’effet de son alimentation sur son corps ou son visage, mais il faut du temps pour s’en rendre compte. En plus de l’alimentation, as-tu testé des routines de Beauté particulières ?

Oui bien sûr. Mais le problème des crèmes ou du maquillage, c’est que ça camoufle. Tu ne traites pas le problème de fond. Donc ça reviendra ! Et avec l’acné, j’en avais marre. J’ai essayé beaucoup d’astuces ou de produits et j’ai même pris des antibiotiques, sans succès. Puis j’ai rencontré une naturopathe. Elle m’a expliqué les principes de l’alimentation sur l’acné et comment changer tout ça. J’ai écouté ses conseils et modifié quelques habitudes pour les repas. Au bout de 15 jours, c’était le jour et la nuit sur ma peau.

On confirme : certains aliments gras ou sucrés peuvent déclencher le lendemain l’arrivée discrète de petits boutons. A l’inverse, un bon soin de peau peut rendre le fond de teint inutile. As-tu fait d’autres d’autres choix, d’autres découvertes personnelles ?

Je ne prends pas la pilule par exemple. Je n’en ai jamais voulu pour éviter l’impact lié aux hormones. Et je prends très peu de médicaments : je déteste ça. Je n’en prends que si c’est vraiment nécessaire.

Et du coup, comment perçois-tu les suppléments nutritionnels, ces “compléments alimentaires” qui apportent des vitamines ou des sels minéraux ?

Je n’y suis pas vraiment favorable. J’estime qu’avec une alimentation équilibrée, normalement, tu n’en as pas besoin. La vitamine B12 ou la spiruline, pourquoi pas. J’en prends, mais le minimum. Parfois, ça m’arrive de faire des cures de ferritine (ndr : une protéine qui aide au stockage du fer dans notre sang), quand je suis très blanche ou fatiguée. Je sais pourquoi je fais ma cure.

Mais à part ça, je ne prends rien. Au contraire, un dossier dans le magazine 60 millions de consommateurs expliquait qu’il s’agit surtout d’une histoire de business. On te parle de spiruline bio…pour moi ça n’existe pas. Alors comment peut-on nous en vendre ? A chacun de bien s’informer avant d’acheter n’importe quoi.

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